Politique de droits humains et entreprises suisses : un état des lieux

05.04.2016

Seuls 11% des 200 plus grandes entreprises suisses ont adapté leur politique d’entreprise aux Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme. C’est ce que révèle une étude menée par Pain pour le prochain avec Action de Carême.

Les deux organisations demandent au Conseil fédéral des mesures contraignantes afin de mieux encadrer les entreprises. Une nouvelle étude montre que les droits humains ne sont pas une priorité.

2 grandes entreprises suisses sur 3 n’ont pas de politique de droits humains. Seuls 11% des 200 plus grandes entreprises suisses ont adapté leur politique d’entreprise aux Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme. Les rapports en matière de respects des droits humains sont souvent lacunaires et vagues. Voilà un aperçu des résultats de la nouvelle étude sur la politique de droits humains des entreprises suisses menée par Pain pour le prochain et Action de Carême.

Il y a 5 ans, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a adopté à l’unanimité des « Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme. Depuis, la Suisse a à plusieurs reprise souligné leur importance. Notre étude se demande dans quelle mesure les standards minimaux de respect des droits humains exigés sont-ils effectivement mis en œuvre. Pour y répondre, elle place sous la loupe les 200 plus grandes entreprises suisses.

Les résultats sont sans équivoque : la plupart des grandes entreprises ne prennent pas au sérieux leur responsabilité en matière de droits humains. Parmi les 200 plus grandes entreprises, combien ont au moins des codes de conduite en matière de respect des droits humain ? Lesquelles se démarquent par leurs bonnes pratiques ?

Malgré quelques bonnes résolutions, il est évident que l’absence de règles contraignantes pour les entreprises en matière de respect des droits humains conduit à des négligences. Seul un devoir de diligence juridiquement contraignant permettrait de remédier à la situation. Pain pour le prochain et Action de Carême s’engagent pour l’initiative « Pour des multinationales responsables », qui demande de telles règles.

Intervention de Chantal Peyer, auteure de l’étude, dans l’émission TTC de la RTS.

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