Une entreprise zougoise endommage la forêt tropicale

Interholco ouvre des routes dans la forêt tropicale intacte pour abattre du bois et met ainsi en danger l’habitat naturel du gorille des plaines, une espèce menacée.

Interholco, une multinationale du bois ayant son siège dans le canton de Zoug, exploite une immense concession forestière au Nord de la République du Congo. La surface de la concession de la filiale IFO équivaut à plus d’un quart de la surface de la Suisse. Interholco ouvre des routes pour abattre du bois dans la forêt tropicale intacte. Alors qu’auparavant il fallait plusieurs jours pour atteindre la forêt, cela se fait maintenant en quelques heures à peine avec un véhicule. À cause de cela, les braconniers peuvent facilement atteindre des zones autrefois très difficiles d’accès. Cela met en danger les derniers gorilles des plaines, une espèce déjà menacée.

 

 

Selon le rapport du « International Union for Conservation of Nature’s Red List» (UICN), la population de «gorilles des plaines de l’Ouest» est en baisse et se retrouve «en danger critique d’extinction». L’UICN estime que l’espèce compte encore environ 316’000 spécimens. Selon Interholco, environ 70’000 gorilles vivent dans le périmètre de leur concession forestière.

Toujours selon l’UICN, l’abattage d’arbres et la création de routes font partie des dangers («Threats») pour la population de gorilles. L’organisation américaine Wildlife Conservation Society (WCS) montre dans une étude commune avec d’autres organisations que la population de gorilles des plaines diminue de 2,7% chaque année et identifie trois éléments qui mettent en danger la survie des gorilles : braconnage, maladies et destruction de leurs moyens de subsistance.

 

Risques de feux de forêts
La construction de routes au milieu de la forêt tropicale augmente le risque de feux de forêt. Début 2016, l’un des plus grands incendies de forêt jamais enregistré dans les forêts tropicales d’Afrique centrale a été enregistré dans la zone de la concession d’IFO. Les foyers d’incendie se trouvaient souvent près des routes, ce qui donne à penser que les incendies étaient d’origine humaine. Des chercheurs de l’équipe Global Land Analysis and Discovery (GLAD), de l’université du Maryland, ont d’ailleurs établi que les incendies étaient liés aux routes : « It is likely that these fires were human-induced, as multiple instances of forest fire occurred along or near roads ».

Les grandes surfaces en rouge illustrent le recul de la forêt dû aux feux de forêts (début 2016) , le réseau de routes ouvertes dans la forêt pour exploiter le bois tropical est bien visible. (Images : Hansen/UMD/Google/USGS/NASA)

L’abattage d’une forêt tropicale par une multinationale suisse du bois doit cesser immédiatement:

 

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Cela change avec l'initiative :

Avec l’initiative, les multinationales devront répondre de leurs actes lorsqu’elles causent de graves destructions de l’environnement.

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